Fiche méthode : Dissertation de philosophie

Arthur de Pompignan Le blog Alveus 0 Comments

La Dissertation est un incontournable de la philosophie au lycée. Cette fiche de méthodologie vous aidera à rédiger vos dissertations durant l’année scolaire. Elle vous sera aussi indispensable pour le bac de philo !

L’introduction

L’introduction sert à présenter la copie, à montrer sous quel angle on aborde le sujet. Elle se divise en 4 parties (mais les 3 premières ne constituent qu’un seul paragraphe). L’introduction est la première chose que lira votre correcteur. c’est une partie a ne pas négliger dans votre dissertation de philosophie

L’accroche

Dans une dissertation, l’accroche est une phrase qui sert à accrocher l’attention du correcteur. Elle est souvent constituée d’un exemple précis, ou alors de l’étymologie du mot clé à analyser dans le sujet.

L’analyse

Il faut citer le sujet et préciser le ou les sens des mots importants, d’abord séparément puis, si besoin, ensemble.

La problématique

On essaye d’ajouter à l’analyse une ou deux questions qui découlent du sujet. Dans une dissertation de philosophie, la problématique émerge uniquement du sujet.

Le plan

Une annonce claire et un alinéa sont nécessaires. Même si elles sont un peu lourdes, utiliser des formules telles que : Premièrement / Deuxièmement / Troisièmement OU Tout d’abord / Puis / Enfin OU Dans un premier temps / etc.

Le developement

Le développement doit présenter votre réflexion sur le sujet de manière organisée et logique.
Elle comprend toujours 2 ou 3 parties divisées en 2 ou 3 sous-parties (on peut éventuellement aller jusqu’à 4). Chaque partie doit faire à peu près la même longueur que les autres (de même pour les sous-parties).

Les parties

La partie commence par une phrase de présentationde l’idée générale (pour les 2e ou 3e parties, elle peut être intégrée à la transition).
Un alinéa est ensuite nécessaire pour chaque sous-partie. Ne pas revenir à la ligne à l’intérieur d’un sou-partie !
Entre deux parties, la transition (sauter une ligne au-dessus et en-dessous) doit synthétiser la partie précédente et introduire la suivante, si possible en introduisant un élément nouveau (qqch sur quoi rebondir pour ne pas juste se répéter). Y faire preuve d’esprit d’analyse !

Les sous-parties

La sous-partie commence par une phrase présentant l’idée généraleque vous allez développer. On développe ensuite une idée en 2 ou 3 phrases.Puis on l’illustre d’un exemple. En philo, c’est souvent la théorie d’un auteur vu en cours. L’exemple peut être
court ou long (un exemple long et précis permet de montrer qu’on connait son exemple en profondeur). On peut conclure la sous-partie en résumant son contenu si elle est longue. Ce schéma peut être répété plusieurs fois (3 fois max) pour différentes idées dans une même sous-partie.

Attention : les idées doivent être cohérentes entre elles et découler de l’idée générale énoncée dans la
première phrase.

Conclusion


dans une dissertation de philosophie, la conclusion sert à montrer ce que votre réflexion a apporté au sujet. On commence par résumer intelligemment le développement en montrant ce que l’on a apporté (ce n’est pas une annonce de plan). On répond à la problématique. En philo, on évite les ouverture

Exemple
Sujet : Désirer, est-ce nécessairement souffrir ?

Le désir est l’objet central du sujet :
Il se rapporte à un thème que vous avez traité dans l’année. Le sujet sous-entend que le désir amène une souffrance : c’est le point qu’il va falloir discuter. Pourquoi y aurait-il souffrance ? Qu’est-ce qui fait souffrir ? Comment éviter cette souffrance ? Le terme nécessairement est également à remarquer. Il signifie que la souffrance serait inévitable, que l’essence du désir serait de faire souffrir l’être humain.

Introduction :
Le mot désir vient du latin desiderium, qui signifie à la fois le désir tel qu’on l’entend aujourd’hui et le regret : le désir impliquerait donc une dimension douloureuse. Néanmoins, désirer, est-ce nécessairement souffrir ? Désirer, c’est toujours désirer un objet qui nous manque. La souffrance, elle, peut être physique ou moral : le manque physique, comme la soif, est forcément douloureux, mais le manque moral, qui se manifeste dans le désir, peut aussi l’être. L’adverbe nécessairement signifie que cette souffrance serait inévitable. S’il y a, par essence, un manque dans le désir, il semblerait logique qu’il amène une souffrance. Cependant, on parle aussi souvent du désir comme quelque chose de positif, car sa satisfaction peut amener une certaine joie. Le désir ne peut-il pas amener bien plus qu’une simple souffrance ? N’est-il pas également une source de puissance? Tout d’abord, nous verrons dans quelle mesure le désir peut être une souffrance pour l’homme. Puis, nous nous intéresserons à l’élan et à la joie que peuvent induire le désir. Enfin, nous verrons que le désir peut être créateur.

Plan :
I.Le désir comme souffrance
A.Le désir est toujours un manque (Platon, mythe des androgynes séparés en deux moitiés qui se cherchent et se désirent, parfois en vain)
B.La frustration liée au désir (Schopenhauer, douleur du désir physique mais aussi moral)
C. Il faudrait donc se libérer du désir (bouddhisme, le Nirvana = l’absence de désir)
II. Le désir comme élan vital
A. De la frustration à la satisfaction du désir (Aristote, lien entre l’imagination et le réel)
B.Le désir comme source de vie (Spinoza, l’ennui est l’absence de désir et est une souffrance)
C. La joie comme principe supérieur(Spinoza)
III.Le désir créateur
A.Le désir produit son objet( Stendhal, la cristallisation)
B.Le désir est désir de lui-même (le désir porte autant sur lui-même que sur le reste, assouvir ses désirs ne fait qu’ouvrir d’autres portes pour continuer à vivre)

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