Dyslexie – Soutien et accompagnement scolaire

Arthur de Pompignan Le blog Alveus 0 Comments

Alveus vous informe et vous accompagne. La dyslexie se manifeste par de notables difficultés d’apprentissage, ainsi que par une acquisition plus malaisée du langage écrit. Ce trouble touche 8% à 10% des enfants : il est caractérisé par des difficultés à lire et à écrire qui ont tendance à faire perdre confiance en lui à l’enfant. Il ne faut pas pour autant qu’il se décourage ! Attention : un enfant en difficulté n’est pas forcément dyslexique.

Les 3 types de dyslexie

– La dyslexie phonologique consiste principalement en des difficultés pour déchiffrer les mots.
– La dyslexie de surface se caractérise par des difficultés pour reconnaitre les mots.
– La dyslexie mixte, quant à elle, associe les deux types de difficultés décrites précédemment.
Dans tous les cas, la solution réside dans l’entraînement et la bienveillance à l’égard de l’enfant qui ne doit pas se sentir découragé ou exclu !

La dyslexie, c’est quoi ?

Pour mieux appréhender la dyslexie, il faut commencer par comprendre le processus de lecture.
Lors de la lecture, le mot est d’abord identifié, puis compris par le cerveau. La dyslexie perturbe le mécanisme d’identification du mot : le cerveau a alors du mal à reconnaitre l’association et l’ordre des lettres.

Tout au long de sa scolarité, un enfant dyslexique devra fournir plus de travail qu’un élève moyen afin de réussir les exercices proposés par le système scolaire. Néanmoins, il existe de nombreuses méthodes d’accompagnement qui permettent à l’enfant d’adapter son apprentissage, lui rendant ainsi la tâche moins ardue et moins rébarbative. Le mieux est toujours que l’enfant ait lui-même envie de fournir les efforts nécessaires à sa progression : pour cela, il faut faire preuve de bienveillance à son égard, sans pour autant ramollir dans le travail.

Quelle attitude adopter ?

« La clé c’est de faire comme-ci de rien n’était »

Généralement, la meilleure solution est de ne pas différencier l’enfant dyslexique des autres. Celui-ci cherche souvent à dissimuler ses difficultés car il a conscience d’une différence. Il faut l’encourager à accepter son handicap et à travailler calmement, y compris avec les autres. N’allez cependant pas trop loin dans cette volonté d’équation avec les autres enfants : faites attention à lui laisser plus de temps pour comprendre et résoudre les exercices.
L’utilisation d’un ordinateur peut être une solution pertinente concernant les problèmes de rédaction dans la mesure où un support informatique apporte une certaine assistance dans les domaines de l’orthographe, de la syntaxe et de la grammaire. Pour finir, un enfant dyslexique a besoin d’une grande concentration : soyez donc vigilant aux éventuelles sources de distraction.

L’accompagnement scolaire

« La clé de l’accompagnement c’est la patience »

Un dyslexique a généralement besoin de plus de temps pour lire un exercice ou pour rédiger une réponse. La patience est donc primordiale pour lui permettre d’avancer : s’il sent de l’exaspération, l’enfant risque de perdre sa concentration et de s’embrouiller.
Pour qu’un enfant dyslexique progresse, il faut surtout l’accompagner et lui prêter la plus grande attention, aussi bien parce qu’il a besoin de s’entraîner régulièrement que parce qu’il a besoin d’être écouté et compris, même lorsqu’il se trompe : ses erreurs nous donnent souvent des indices sur la manière de mieux lui faire comprendre les règles à appliquer.

L’orthographe et la lecture

« La c’est l’entrainement »

La lecture silencieuse : Un enfant dyslexique a tendance à lire plus lentement, à inverser certains sons ou mots et à en oublier d’autres. Il ne doit surtout pas se décourager devant ces difficultés de lecture mais au contraire s’entrainer pour prendre confiance ! On commence par réduire la longueur des textes pour ne pas mettre l’enfant trop en difficulté et on le pousse à s’entraîner le plus souvent possible : la lecture silencieuse lui permet de travailler régulièrement sans se sentir humilié par ses erreurs. On peut pratiquer avec lui des exercices de répétition, en travaillent par exemple les syllabes proches comme « fa » et « va » et en insistant sur celles qu’il a tendance à confondre.
La lecture expressive : L’enfant dyslexique a généralement des difficultés à enchaîner les mots dans une phrase : il a tendance à les inverser, les oublier ou encore à se perdre dans les sauts à la ligne. Pour cela, la lecture lente à voix haute est la meilleure solution. Cependant, il vaut mieux éviter de le faire lire devant d’autres personnes car il risquerait de se sentir angoissé, ce qui augmenterait ses difficultés. Après avoir lu le texte ou même pendant sa lecture, il faut bien s’assurer que l’enfant comprend le sens en lui posant des questions, sur les différents personnages et leurs actions par exemple.
Les dictées de mots et de phrases : Souvent, même s’il connait les règles de grammaire, l’enfant dyslexique doute au moment de les appliquer car il sait qu’il a tendance à confondre certains sons ou certains sens. La solution pour y remédier est de le pousser à s’entraîner en lui dictant à la moindre occasion des mots, des phrases ou des textes brefs : on lui demandera ensuite d’expliquer le sens de ce qu’il écrit.

L’apprentissage

Pour accompagner l’élève, quelques pratiques simples peuvent être mises en place, à l’école aussi bien qu’à la maison.
Premièrement, il faut faciliter le travail de l’élève afin de ne pas le surcharger. Pour cela, on peut créer des résumés, des tableaux ou des fiches en utilisant notamment des couleurs, qui lui permettront de mieux distinguer les éléments. Lorsqu’il s’agit d’apprentissage de notions, il ne faut pas trop insister sur l’aspect lecture mais au contraire simplifier au maximum les mots et les phrases utilisés. Enfin, on s’assure de la compréhension des leçons en passant par l’oral plutôt que par l’écrit et en posant différentes questions : l’enfant peut ainsi s’expliquer avec ses propres mots, ce qui permet souvent de mieux cerner les points qu’il n’aurait éventuellement pas compris.
Il est également primordial que l’enfant acquière une méthode de travail : mais il n’est pas forcément autonome, d’autant plus s’il est très jeune ! Il faut donc l’aider à s’organiser dans son travail, à la fois en lui dressant des plans de cours et en organisant son espace et ses horaires de travail.
Le plus important reste donc un soutien continu à l’égard de l’enfant, ainsi qu’une bonne dose bienveillance pour l’empêcher de se décourager !

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