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Apprendre à apprendre

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Que ce soit au collège ou au lycée, pas le choix, il faut apprendre des choses : cours, dates, définitions, vocabulaire ou formules, c’est un passage obligé. Mais voilà… ce n’est pas si simple : apprendre, ça s’apprend !
Pas de panique, Alveus est là pour te présenter ses meilleurs conseils pour optimiser ton temps d’apprentissage.

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1. L'organisation générale : je comprends pourquoi et comment apprendre

 

La première étape pour une bonne stratégie d’apprentissage, c’est d’abord de développer une bonne organisation générale. Plus tu seras organisé, moins tu perdras de temps et moins tu te retrouveras dans des situations de panique la veille d’un contrôle ou d’un examen !
Si tu as besoin d'aide, tu peux participer à nos ateliers ou à nos stages pour gagner en organisation. Dans tous les cas, il y a quelques principes de bases à mettre en place :

A. Ecouter, car 45% du travail est fait en cours

 
Il n’y a pas de formule magique : plus tu écoutes en cours, plus c’est facile de retenir. Tu en as sûrement déjà fait l’expérience : entre un cours que tu n’as pas pu suivre et que tu as récupéré à l’écrit et un cours que tu as écouté de A à Z, celui que tu connais le mieux est toujours celui que tu as écouté.
Donc, avec un petit effort pour tendre l’oreille, tu verras que tu gagneras du temps sur tes révisions.
Surtout, n’hésite pas à poser des questions pendant le cours si tu ne le comprends pas bien : n'aies pas peur d’avoir l’air bête ! Si tu es un peu timide, note tes questions dans la marge, puis va voir le prof ou quelqu’un de compétent pour y répondre à la fin du cours.

B. Tout noter !

 
Même si tu as une bonne mémoire, tu ne peux pas te souvenir de TOUT ce que dit le prof. Alors n’oublie pas, quand tu es en classe, de bien noter toutes les informations pour ne pas avoir à rechercher les informations quand il sera temps d'apprendre ton cours : tu perdrais beaucoup de temps à envoyer des messages à tous tes amis pour récupérer le bout de cours qu’il te manque !

C. Faire des listes ...

 
Pour organiser ton travail, commence par faire une to-do list de ce que tu vas devoir apprendre pour une période donnée. Tu pourras ainsi prendre du recul sur ce qui t'attend et bien t'organiser.

Pour une to-do list efficace et motivante :

  • Elle doit s’étaler sur une durée cohérente : un week-end, une semaine de cours, une semaine de révision, 2 semaines de vacances (pas plus), …

  • Elle doit contenir TOUTES les choses à faire, même les plus faciles

  • Il faut toujours estimer le temps que chaque tâche va te prendre pour pouvoir t’organiser.

D. ... Et des plannings

 
Une bonne organisation nécessite de faire des plannings. Voici deux sortes de plannings qui t'aideront pour réussir au collège ou au lycée :

Le planning hebdomadaire :

Celui-ci doit être régulier et ne presque jamais changer, car il sert à prendre un rythme régulier tout au long de l'année. Prends ton emploi du temps habituel, puis, rajoute à celui-ci des plages horaires dédiées à l’apprentissage de telle ou telle matière.
Par exemple :

  • Consacre ta pause de 2h le vendredi matin à reprendre tous tes cours d’histoire de la semaine, et celle du mardi à refaire les exos de maths. Puis place une heure, deux fois par semaine, pour relire ton cours de français. Enfin, prévois 15 minutes tous les deux jours pour réviser le vocabulaire d’anglais.
  • Ajoute également dans ce planning, des plages horaires assez longues (2-3h) pour les « imprévus » qui prennent du temps : DM de maths, exposé de géographie, DS de français, … et tout ce qui est dans ta to-do list de la semaine.
  • Enfin, inclus dans ce planning les moments détendants de ta semaine : match de foot, cours de judo, session shopping, café avec les copains, … On est bien plus motivés pour travailler (et bien plus efficaces) lorsqu’on sait qu'une activité sympathique nous attend !
  • L'astuce ALVEUS :

    N’oublie pas de rajouter tes tutos dans ce planning hebdomadaire : si tu as un tutorat scientifique le mercredi après-midi, tu peux prendre un petit temps le mardi pour relire ton cours de maths et noter tes questions pour que le tuteur y réponde !

Le planning de révisions / de vacances :

Avant une période d'examen, ou pendant tes vacances, aucun emploi du temps n'est imposé par l'école. Tu disposes donc d'une grande autonomie, et c'est à toi d'organiser tes journées. Le planning de révisions ou de vacances te permet d'être à jour dans ton travail et de varier les matières !

  • Après avoir rédigé ta to-do list faite, place les choses à faire dans un emploi du temps, en variant les activités. Par exemple : prévois d'apprendre un chapitre d’histoire chaque jour, puis une séance de révision complète à la fin de la semaine. Fais de même pour tes exercices de maths, ton DS d’anglais et ton oral de français. Cela te permets de ne pas te lasser de l’une ou l’autre des matières, et de laisser le temps à ton cerveau de retenir les choses. En effet, il ne suffit pas d’apprendre une seule fois, mais il faut revenir à plusieurs reprises sur un cours pour être sûr de l'avoir bien compris et de le retenir.
  • Comme pour ton planning hebdomadaire, n’hésite pas à ajouter dans ce planning les activités que tu apprécies pendant ces vacances : week-end en famille, soirée d’anniversaire, séance de cinéma, sport, …
  • L'astuce ALVEUS :

    Si tu as besoin d'un cadre de travail ou d'être aidé pour tes devoirs, n’hésite pas à participer aux stages proposés par ALVEUS pendant les vacances scolaires.

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2. La préparation : je maîtrise les bases de l'apprentissage

 
Maintenant que tu es bien organisé, voyons comment se mettre concrètement au travail et être le plus efficace possible.

A. L’environnement de travail

 
C’est un des points les plus important pour une efficacitémaximale ! Réfléchis bien aux endroits où tu travailles le mieux. En général, il ne s'agit pas de ta chambre, encore moins dans ton lit… Trouve un endroit où il y a une bonne ambiance de travail. Par exemple :

Apprendre à apprendre dans les bibliothèques d'Alveus
  • Le CDI ou la salle de permanence du collège ou du lycée (si c’est assez calme et studieux !)
  • Les bibliothèques : il y en a beaucoup, tu en trouveras forcément une à ton goût !
  • Et si tu préfères travailler dans ta chambre : n’oublie pas de te mettre à ton bureau et de bien le ranger avant de te mettre au travail !
  • L'astuce ALVEUS :

    Viens travailler à la Ruche ! Tu bénéficieras d'un environnement de travail studieux, d’une cafet’ pour les petits creux, et de tuteurs à disposition pour t’aider en cas de problème.

B. La concentration

 
Une fois bien installé, il faut réussir à se concentrer.
Voici quelques règles à mettre en place pour favoriser la concentration :

  • Eloigne ton téléphone

    Le téléphone est la première source de distraction. Mets-le dans une autre pièce, ou en mode avion. Un écran qui s'allume toutes les 10 secondes te donnera envie de répondre à la moindre notification. Préviens tes amis que tu seras injoignable pendant une heure ou deux, comme si tu partais faire du sport. Ils comprendront !

  • Choisis bien ton groupe de travail

    Avant d'organiser des sessions de travail avec tes amis, assure-toi que vous ayez tous les mêmes objectifs. Mettez-vous d'accord en amont sur le temps de travail que vous prévoyez, afin de s'encourager ensemble pour le tenir: « On travaille de 14h à 16h et on s’octroie une pause de 20 minutes »

  • Fais des pauses utiles

    Rester à son bureau et passer 10 minutes à regarder instagram ou facebook ne sert à rien. Une vraie pause nécessite de changer de pièce, de prendre l'air et de se dégourdir les jambes. Si tu peux, profites-en pour boire ou goûter afin de reprendre de l'énergie !

  • Si tu écoutes de la musique, choisis-la bien

    Tu peux avoir besoin de travailler avec de la musique. Mais si c’est le cas, il y a quelques règles à respecter :

    > Évite la radio ou Youtube et choisis plutôt une plateforme sans publicité

    > On n’écoute pas les nouveautés : tu serais beaucoup plus concentré sur la musique que sur ton cours

    > Exclue tout ce qui te donne envie de chanter à tue-tête !

    > Concentre-toi sur le rythme : s'il est rapide, il peut t'aider à faire des fiches, à prendre des notes ou à faire des exercices. S’il est plus lent et que la musique est douce, il t'aidera à mémoriser…


    Bref : la musique doit participer au cadre de travail et non te déconcentrer.

C. La mémoire

 
Connais-tu ton type de mémoire ? Tu peux faire un test pour le découvrir, comme celui de l'Etudiant par exemple ! C’est important de le connaître pour pouvoir adapter tes techniques d’apprentissage.

N’hésite pas à faire des fiches très bien présentées avec des plans clairs. Utilise beaucoup les couleurs et ne lésine pas sur les schémas et les repères visuels (flèches, dessins, formes diverses, couleurs, …).

  • L'astuce ALVEUS :

    Les trois types de mémoire ne sont pas indépendants. Pour mémoriser un maximum d’information, il faut alterner entre les différentes mémoires. Par exemple : relis ton cours à l’oral, puis rédige une fiche bien organisée, avec des schémas, et enfin, explique ce que tu as compris en donnant des exemples concrets !

3. La méthode : je mets en place ma stratégie et mes moyens d’apprentissage

 
Pour bien apprendre ses cours, il y a quelques étapes essentielles et quelques méthodes à connaître.

A. Reprendre ses cours

 
Nous l'avons dit plus haut : c’est très important de relire ses cours au fur et à mesure. Mais attention : si tu veux être vraiment efficace, il faut que ta lecture soit active. Pour cela, tu vas avoir besoin d’un peu de matériel :

Pour repérer les éléments vraiment importants : ceux que tu dois connaître par cœur !

B. Faire des fiches

 
Eh oui… Tu n'y échapperas pas ! C’est un élément essentiel de l’apprentissage car il permet de reprendre son cours tout en l’organisant au mieux. Attention : toutes les matières ne se fichent pas de la même manière, et tu peux faire pleins de types de fiches différentes ! Voici quelques exemples de fiches moins « traditionnelles » que tu peux mettre en place :

  • En Français ou en Philo :

    Les mindmap (ou carte mentale) sur les courants ou les auteurs sont super efficaces et rapides à faire. Voici une vidéo qui donne quelques conseils pour faire une carte mentale efficace.

  • En Histoire :

    Ne néglige jamais la valeur d’une bonne frise construite avec l'aide de ton cours : en la faisant, tu intègres les éléments de ton cours, et c’est également un super instrument de révision. N'hésite pas à jeter un coup d'oeil à ce site qui t'explique comment faire une frise chronologique.

  • En SES :

    Tu peux regrouper beaucoup d’informations sous le format d’un tableau, parfois plus facile à apprendre que de gros paragraphes

  • En Maths :

    Une petite fiche avec les définitions + les formules + un exemple d’exercice résolu t'évitera pas mal de stress dans tes révisions de dernière minute !

  • L'astuce ALVEUS :

    si tu as du mal à faire des fiches efficaces et que tu as l’impression que ça ne sert à rien, voici un article qui pourra t'aider.

C. Vérifier que l'on connaît son cours

 
Une fois que tu as fait tes fiches et que tu as appris ton cours, il est important de vérifier que tu le connaisses réellement. Mais comment sait-on que l'on connaît vraiment son cours ? Voici quelques petits conseils :

Se réciter le plan du cours, que tu as noté en relisant ta leçon ou en faisant tes fiches


Prends une feuille blanche et réecris le plan, en laissant des espaces vides entre les parties. Si tu ne te souviens du plan, c'est que tu n'as pas encore retenu le cours dans son ensemble, bien que tu puisses te souvenir d'anecdotes ou de détails ! C'est toutefois important de connaître le plan pour prendre de la hauteur sur le cours et ne pas oublier une partie entière lors de tes dissertations. Une fois que le plan est acquis, remplis les parties vides avec les notions clés et les informations principales. Tu verras qu'il ne te manque souvent que quelques notions pour connaître ton cours parfaitement. Cette méthode est très efficace !

Expliquer ton cours à quelqu’un


Entre amis n’hésitez pas à faire vos révision ensemble. Après avoir travaillé chacun de votre côté, : interrogez-vous, expliquez-vous les choses. Si vous arrivez à expliquer un concept/une notion/une période historique à quelqu’un, alors vous saurez l’expliquer dans un contrôle !

,

Appliquer ton cours


Rien de mieux pour savoir si on a bien retenu que de faire un exercice type pour s’entraîner ! Dans les matières scientifiques, c’est assez évident, mais même dans les matières littéraires tu peux faire travailler ta rapidité en préparant des arguments pour une dissertation 15 minutes maximum!

D. Quelques trucs en plus

N’hésite pas à te servir d'outils variés qui peuvent participer à ton apprentissage. Voici quelques exemples :

> L’application « flashcards » à télécharger sur ton téléphone : tu notes les questions/réponses et l’application génère directement le jeu. Très utile notamment pour réviser son vocabulaire en langues dans le métro ou le bus. Au lieu d’apprendre tout d’un coup le dimanche soir, tu apprends pendant 5 minutes tous les matins.

> Le site jeux-geographiques.com pour réviser sa géographie : facile d’accès et rapide, il te permet de t’entraîner sur les pays, les capitales, les fleuves, les océans, … à l’infini !

> Les podcasts et vidéos YouTube : il n’est pas un seul sujet que tu vois en cours qui ne sois pas l’objet d’une émission ou d’une vidéo, profites en ! Cela peut être très efficace notamment pour progresser en anglais ou mieux comprendre le cours de philosophie. Voici, par exemple, des chaînes YouTube pour préparer ton bac dans les matières littéraires ou les matières scientifiques.

4. Le résultat : j'applique le jour J et je sais réagir

 
Même en ayant bien travaillé, un examen peut être stressant. Alors voici nos conseils pour aborder cela plus sereinement tes contrôles.

A. Avant le contrôle

 
Si tu appliques tous nos conseils pour tes révisions, tu seras normalement bien prêt. Mais en voici quelques conseils supplémentaires, juste pour préparer le contrôle en question :

  • Une fois que tu as lu, relu, fiché ton cours et que tu t’es exercé, reprends tes anciens contrôles et fais attention aux commentaires du prof : concentre-toi sur certains aspects à améliorer, auxquels tu penseras pour le contrôle qui arrive.
  • La veille et le matin du contrôle : est-ce vraiment utile de réviser ? Tout le monde dit que non… En effet, cela ne changera pas grand-chose car le travail se fait en amont. Mais si une relecture avant le contrôle te rassure, fais-le. Concentre-toi en revanche sur quelques fiches importantes au lieu de relire tout ton cours : le plan, les dates, les citations, ou quelques exemples.
  • Ne néglige pas l'importance du sommeil ! Quoi qu’il arrive, ne te couche jamais trop tard. Après minuit, tout ce que tu feras sera contre-productif, ton cerveau n’enregistrera pas. En te couchant trop tard, risques surtout de t'endormir sur ta copie le lendemain...

B. Pendant le contrôle

 
Voici quelques idées pour t’aider à mieux gérer la situation :

  • N'oublie pas tes affaires : prépare bien tout ce qu’il faut la veille pour ne pas te retrouver sans effaceur ou sans montre le jour J. Et pour les grosses épreuves, n’oublie pas d’amener une bouteille d'eau et/ou une collation.
  • Détermine ton plan d’attaque dès le début : quels exercices tu vas faire en premier, lesquels vont te rapporter le plus de points, lesquels vont te prendre le plus de temps, etc. Sois stratégique !
  • Veille à la gestion de ton temps. Prévois dès le début de l’épreuve le temps que tu consacreras à ton brouillon, et les horaires auxquels tu dois avoir terminé chaque exercice.
  • L'astuce ALVEUS :

    Règle ta montre 5 minutes en avance, juste avant le contrôle. Rien de plus agréable que de se rendre compte qu’on a fini en avance et qu’on peut se relire tranquillement !

C. Après le contrôle

 
Que faire une fois que c’est fini, et une fois que l'on reçoit sa copie ?

  • Juste après le contrôle : évite de ressasser tes réponses. Ce qui est fait est fait, inutile de te compare pas aux autres ou de chercher les corrections sur internet.
  • Si tu as eu une bonne note : relis ta copie, et félicite-toi ! Note ensuite ce qui a été positif cette fois-ci, pour pouvoir le reproduire, et identifie également là où tu as perdu des points pour te continuer à t'améliorer d'une fois sur l'autre.
  • Si tu as eu une mauvaise note : ne désespère pas ! Rater un contrôle, cela arrive à tout le monde. En revanche, cela ne doit pas rester sans suite : identifie les problèmes, analyse les erreurs, afin d'ajuster le tir la prochaine fois. Ta mauvaise note peut venir de différentes sources : un problème de compréhension du cours, un manque d'apprentissage, des diffcultés dans la résolution des exercices, de l'inattention, un problème de méthode sur le type d'exercice demandé, une mauvaise gestion du temps, etc. Identifie la source de cette mauvaise note afin de veiller à t'améliorer sur ce point précisément.
  • L'astuce ALVEUS :

    N’hésite pas à venir en tuto avec un contrôle que tu estimes avoir raté : le tuteur pourra le reprendre entièrement avec toi et t’aider à comprendre tes erreurs.

Tu as maintenant toutes les clés en main pour travailler le plus efficacement possible, et optimiser ton temps de révisions ! Bonne chance !

Oral du Bac de Français 2021 : la méthode de l’analyse linéaire

Oral du bac de Français : l'analyse linéaire

Avec la réforme du Bac de 2020, le déroulement de l'épreuve orale du bac de français a été modifié. On demande désormais au candidat de présenter une analyse linéaire de l'un des textes sélectionnés par son professeur de Français. L'analyse linéaire (que l'on appelle aussi commentaire linéaire, explication linéaire ou lecture linéaire), est différente du commentaire composé (ou analytique) que l'on trouve dans l'épreuve écrite du Bac de Français. Comment construit-on un commentaire linéaire ? Dans cet article, Alveus t'explique la méthodologie attendue par l'examinateur et te transmet de bons conseils pour devenir infaillible sur le sujet !

Attention : le commentaire ne correspond qu’à une partie de l’épreuve, car l’examinateur te posera ensuite une question de grammaire et te demandera de présenter une oeuvre complète du programme. Pas de panique, nous t’expliquons tout cela en détail dans l’article Nouveau bac de français, ce qui change dès 2020, que nous te conseillons de bien lire !

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1. La place du commentaire linéaire dans l’épreuve de l’oral de Français au Bac

 

L’épreuve orale du bac de français se déroule en 3 temps :

  • Préparation du commentaire linéaire sur un des textes travaillés pendant l’année (30 minutes) ;
  • Exposé : l’élève présente son commentaire linéaire à l’oral et répond à une question de grammaire (12 minutes) ;
  • Présentation d’une oeuvre au programme (choisie par le candidat) et entretien avec l’examinateur (8 minutes).

 
L’explication linéaire consiste dans la présentation à l’oral d’un texte de littérature étudié en classe dans l’année. Le but n’est pas de réciter par coeur les analyses produites en classe, mais de montrer que tu as compris le texte et que tu es capable d’utiliser le vocabulaire de l’analyse littéraire pour l’expliquer.

L’enjeu du candidat est de réussir à restituer correctement ses connaissances au moment de la préparation et de les organiser dans un discours argumenté et fluide à l’examinateur.

Les points sont répartis sur l’ensemble de l’épreuve, ce qui veut dire que tu ne dois relâcher tes efforts qu’à la fin des 20 minutes d’oral. Une très bonne analyse linéaire ne suffit pas pour t’assurer une bonne note, car l’entretien avec l’examinateur compte tout autant :

  • La présentation et lecture du texte (2 points) ;
  • L'étude linéaire du texte (8 points) ;
  • La réponse à la question de grammaire (2 points) ;
  • La présentation synthétique de l’oeuvre et entretien (8 points).

2. Qu’est-ce qu’une analyse linéaire en Fançais ?

 
L’analyse linéaire est une analyse ligne par ligne d’un texte de littérature. Contrairement à l’explication analytique (celle de l’épreuve écrite du bac), on te demande de respecter la progression du texte et de produire une analyse qui rend compte du sens, du style et du but de l’auteur. Il ne faut donc pas sauter les passages difficiles sans les commenter car cela se verra tout de suite!

L'analyse linéaire à l'oral du bac de français

A. Comment faire une analyse linéaire ?

 
Pour construire ton analyse linéaire, nous te conseillons de faire trois lectures différentes du texte. Chaque lecture te permettra d'étudier le texte plus en profondeur et de découvrir des détails que tu n'avais pas vus avant !

La première lecture

La première chose à faire quand on te donne un texte en littérature, c'est de déterminer la carte d’identité du texte qui se répartit en 5 étapes.

Cette première lecture et première détermination des enjeux principaux du texte te permettra de ne pas produire de contre-sens ou d’oublier des choses importantes dans l’analyse. Cette méthode vaut aussi pour l’épreuve écrite du bac.

  • La carte d'identité du texte : 5 étapes clés pour la réussir

    Pour réussir la carte d'identité de ton texte, il va te falloir étudier 5 caractéristiques :
    - Le genre du texte (roman, poésie, théâtre…)
    - Le ton/style/registre du texte (pathétique, tragique, comique…)
    - Les thèmes principaux de cet extrait (l’amour, la guerre, la critique de la société...)
    - Le contexte littéraire dans lequel s’inscrit cette oeuvre (classicisme, romantisme, la Renaissance…)
    - Le but de l’auteur (faire rire, dénoncer les vices des hommes, choquer…)

La deuxième lecture

Dans une deuxième lecture plus attentive du texte, prends des crayons ou surligneurs de couleurs différentes afin de noter sur le texte toutes les analyses et tous les passages qui te paraissent importants, puis essaye de les mettre en lien (en fonction des thèmes, des champs lexicaux, des antithèses par exemple). Nous te conseillons d'écrire au brouillon toutes tes idées et impressions sur le texte, et de prendre des notes sur les marges du texte. Cela te permettra d’approfondir tes analyses et de les préciser dès le travail au brouillon.

La troisième lecture

Dans une troisième lecture, tu vas essayer de comprendre le mouvement général du texte, c'est-à-dire sa logique progressive. On te demande de découper le texte en deux ou trois parties : tes analyses doivent être cohérentes à l'intérieur de chaque partie, et avec l’ensemble du texte. Chacune de tes analyses devra donc être articulée aux parties que tu as délimitées.

B. Le plan

 
Pour montrer que tu as bien compris les enjeux du texte, il faut que tu organises ton explication dans une argumentation bien construite en 3 temps :

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3. Que faut-il analyser dans les principaux types et genres de textes ?

 

Il est évident que tous les textes ne seront pas aussi riches en figures de style et que certains extraits ne te parleront pas.

Commente la longueur des vers (alexandrin, décasyllabe, octosyllabe...), les rimes (croisées, suivies, embrassées) et sois attentif aux mots qui sont mis en valeur dans le poème.

 
Nous te recommandons également le site bacfrancais.fr, qui propose des analyses sur les œuvres au programme et sur les textes souvent choisis pour le bac. Elles t’aideront à compléter ton cours et à préparer ton épreuve !

Par ailleurs, n’oublie pas qu’après avoir présenté ton analyse linéaire, l’oral n’est pas tout à fait terminé... nous t’expliquons les attentes des professeurs pour la question de grammaire et la présentation de l’oeuvre que tu auras choisie dans l’article : Nouveau bac de français, ce qui change dès 2020.

4. 6 astuces pour t'entraîner pendant l'année

 

Il se peut que l’oral ne te mette pas très à l’aise, et que tu craignes de ne pas réussir à restituer tes connaissance correctement à l’examinateur. Pas de panique : personne a priori n’aime passer à l’oral, mais voici quelques astuces pour t’entraîner et réussir ton épreuve :

  • Si tu es inscrit en tutorat, profite de tes tuteurs pour revoir tes textes et tes analyses avec eux. Une fois que tes plans seront bien ficelés, ils pourront te faire passer un oral blanc et te donner de très bons conseils ! Tu peux aussi faire un stage de Français pendant une semaine de vacances (2h ou 4h par jour) pour travailler la méthodologie avec des tuteurs, et profiter de cette aide personnalisée pour reprendre tes textes un par un.
    Il y a aussi les stages de méthodologie pour apprendre à t'organiser dans tes révisions, ou tu peux participer à un atelier un weekend !

  • Apprends et fiche tes textes tout au long de l’année pour ne pas avoir à apprendre et analyser 15 textes une semaine avant l’examen. À chaque fois que tu fais un texte en classe, reprends-le toi-même et n’hésite pas à changer ou à rajouter des analyses qui te parlent davantage. Écris les introductions et les cartes d’identité de tous tes textes sur tes fiches : dès que l’examinateur te donnera le sujet, tu sauras par où commencer ta préparation ! La carte d’identité du texte comprend les éléments de l’introduction : contexte historique et littéraire, auteur, oeuvre, genre littéraire, etc.

  • De temps en temps, construis ton analyse en 30 minutes au brouillon : cela t’aidera à retenir les éléments d’analyse et t’entraînera à les retranscrire rapidement. Ainsi, le jour de l’oral, tu ne seras pas débordé par le temps.

  • Récite tes fiches régulièrement, seul ou à quelqu’un, pour prendre l’habitude de tenir un discours argumenté à l’oral. L’examinateur évaluera avant tout la clarté et la pertinence de tes analyses, et si tu t’es déjà entraîné sur tes textes tu seras moins intimidé par sa présence.

  • Entraîne-toi à la lecture des textes car, même si cette partie de l’épreuve n’est notée que sur 2 points, une bonne lecture indique à l’examinateur que tu as bien compris le texte et lui donne un a priori positif sur l’analyse que tu vas lui proposer. Attention: les élèves oublient souvent cette étape de l’introduction (entre la présentation de l’extrait et la problématique).

  • Ne te laisse pas déstabiliser par les questions de l’examinateur qui peuvent parfois paraître vouloir te piéger. Il faut engager un dialogue en essayant d’orienter tes réponses vers les œuvres ou les textes que tu connais le mieux.

Quelques conseils pour le jour de l'épreuve

  • Vérifie avant de partir que tu as tous les documents nécessaires (ta convocation, ta pièce d’identité, une photocopie vierge de tous tes textes). Le brouillon sera fourni.

  • N’oublie pas de prendre une montre, afin de bien gérer ton temps pendant la préparation et pendant ton exposé ! On croit souvent qu’on n’a pas grand chose à dire, et on finit quand même par dépassé le temps imparti... mais avec de l’entraînement, respecter le temps deviendra beaucoup plus naturel.

  • Habille-toi correctement et sois poli, car ton apparence est la première impression que tu donnes à ton correcteur. C’est un moyen très simple de montrer à l’examinateur que tu le respectes, et ainsi de bien démarrer ton épreuve.

  • Si tu n’as pas bien compris une question, demande-lui poliment de la répéter ou de la reformuler.

Nous te souhaitons bonne chance pour ton oral de Français ! Si tu as besoin d’aide pour travailler la méthode, t’entraîner avec des oraux blancs et revoir tes textes avec un spécialiste, viens nous rencontrer à la Ruche : ton premier tutorat est offert !

Trouver une problématique et un plan en Philosophie

lycéen trouver la problématique et le plan

La philosophie est peut-être la matière qui paraît la plus mystérieuse au bac quand on la compare aux mathématiques ou aux SVT… mais NON, ce n’est pas un “coup de chance” d’avoir une bonne note. La problématique, et le plan qui en découle, sont deux étapes essentielles au brouillon qui déterminent la qualité de ta copie et te garantissent la bonne note !

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1. Qu'est-ce qu'une problématique ?

 
Une problématique est la question que doit se poser le candidat pour déterminer l’angle d’approche qu’il choisit pour répondre au sujet. On ne te demande pas de reformuler la question sous la forme d’une question, mais de trouver le sous-entendu du sujet qu’on te pose.
En philosophie, la problématique paraît plus difficile à trouver que dans d’autres matières (comme en histoire ou français), car on te demande de réfléchir aux implications posées par le sujet. C'est pourquoi elle est une partie essentielle de ta copie : elle montre que par-delà les connaissances du cours, tu es capable de te poser de vrais questionnements philosophiques que tu détermines par toi-même.

Pas de panique ! On ne te demande pas d’être philosophe ou de poser tes propres thèses. En travaillant régulièrement tes cours pendant l’année, tu devrais avoir remarqué que les questionnements philosophiques cherchent à remettre en question les préjugés de leurs époques. Ainsi, la problématique c'est l’occasion de montrer à l’examinateur que tu as compris l’originalité de la manière de penser des philosophes : le sujet qu’on te propose n’est pas aussi simple qu’il en a l’air, et il faut mettre en évidence sa complexité.

2. Qu'est-ce qu'un plan ?

 

Le plan est la manière dont tu construis ta réflexion, et il est essentiel que tes annonces soient claires et brèves dans ton introduction pour que l’examinateur puisse te suivre tout au long de ta copie.

comprendre sujet et trouver la problématique

3. Comment trouver une problématique et un plan ?

 

En Terminale les problématiques en philosophie sont impliquées ou sous-entendues à l’intérieur du sujet. Il te suffit d’avoir un peu de méthode pour la trouver.
La formulation de ta problématique peut venir au début ou à la fin de ton brouillon. L’important, c'est qu’au moment où tu rédiges ton introduction tu saches déjà ce que tu vas y mettre et que tu sois capable de la formuler clairement. En effet, les trois parties de ton plan doivent répondre à ta problématique. Elle doit donc être suffisamment large pour englober l’entièreté du problème posé par le sujet, et suffisamment restreinte éviter le hors-sujet.

 

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A. Pour une dissertation

On a tendance à penser que la problématique est plus difficile à trouver en dissertation. C’est faux ! Cependant, les élèves la négligent souvent, alors qu’elle devrait être le point de départ de la réflexion.

Trouver et définir les mots-clés de la problématique

Pour trouver la problématique, il faut commencer par déterminer quels sont les mots importants dans le sujet. Une fois que tu les a trouvés, il faut que tu les définisses. Pendant l’année, tu auras travaillé un ensemble de notions ou de thèmes en philosophie (la justice, le désir, l’art, la liberté…) et les mots dans le sujet sont forcément des notions que tu as vues en classe, chez les philosophes, sur YouTube, ou dans le cours.
Le travail au brouillon est une étape essentielle de ta réflexion, donc il faut que tu écrives au brouillon tous les mots, citations, noms de philosophe ou idées qui te passent par la tête car écrire te permet d’organiser ta pensée et d’approfondir ta réflexion.

Exemple :
“L’art peut-il se passer de règles?”
Dans ce sujet, les mots importants à définir sont “art” et “règles”.

Définir un mot, ce n’est pas réciter une définition que l’on a apprise par cœur dans un dictionnaire. En philosophie, c'est mettre en évidence la complexité d’une notion, car tu l’auras remarqué, la signification des notions change selon les époques ou les philosophes. Appuie-toi sur ton cours (définitions, étymologies…), tes fiches et sur les différents philosophes que tu as étudiés. Si tu as des exemples précis qui te viennent en tête, n’hésite pas à les écrire non plus. Une autre technique pour essayer de cerner une notion, c'est de chercher les synonymes et antonymes des mots du sujet.

Exemple :
Ce que nous appelons “art” c'est en général les œuvres que l’on attribue à des artistes, mais il faut réfléchir à toutes les implications de cette définition:
Qui est “l’artiste”? En quoi se différencie-t-il de l’artisan?
Qui décide de ce qu’est une œuvre d’art? En quoi les distinguons-nous des œuvres techniques?

Cerner le lien entre ces mots-clés

Dans un deuxième temps, essaye de trouver les liens qui relient les différentes notions du sujet. Si on te demande de réfléchir à ces deux notions, c'est qu’il faut chercher à cerner les rapports à la fois complexes et nécessaires qu’ils entretiennent.

Exemple :
Il est évident que les mots “art” et “règles” vont de pair, car aucun artiste ne crée en-dehors de certaines contraintes (selon son appartenance à une certaine époque ou à un certain courant artistique). Cependant, le mot “règle” existe aussi dans le champs lexical du jeu. Entendu dans ce sens, les règles de l’art ne sont plus perçues comme des contraintes, mais elles apparaissent au contraire comme des conditions au plaisir pris à la production artistique.

Construire le plan

En dissertation, on s’attend à ce que le candidat propose un plan en trois parties avec chacune deux sous-parties. Le plan attendu est, dit simplement, “dialectique”, c'est-à-dire que les trois parties doivent s’organiser de sorte à ce que:

La première partie

Elle développe "l'opinion commune", c'est-à-dire la réponse ordinaire que l'on donnerait à la problématique que tu as proposée ;

La deuxième partie

Elle n'est pas une remise en question de la première partie, mais un approfondissement des questionnements (en proposant une nouvelle définition d'une des notions, en mettant en évidence l'existence d'un préjugé, en proposant une autre approche philosophique à la question...) ;

La troisième partie

Elle doit être pensée comme une ouverture à l'impasse dans laquelle t'a conduit ta réflexion. Tu dois donc proposer une autre manière de poser la question sans que tu te répètes dans tes parties précédentes.

Exemple :
L’artiste est toujours libre en art car contrairement à l’oeuvre technique, il n’est pas obligé d’obéir à un ensemble de règles déterminées pour qu’il y ait oeuvre ;
L’artiste est toujours contraint par des règles, qui lui sont nécessaires pour que l’art puisse prendre une belle forme ;
Si on pense le rapport de l’artiste à son oeuvre comme un jeu, alors les “règles” sont à la fois nécessaires à la composition et une source de plaisir pour l’artiste qui jouerait avec les possibilités et les limites dans l’art.

Déterminer les sous-parties

Pour les sous-parties, il te suffit de trouver deux idées qui paraissent justifier ta partie. Tu peux t’appuyer sur:

  • Des thèses de philosophes ;
  • Des œuvres (d'art, techniques) ;
  • Des passages de romans (à condition que ce soit de la littérature classique !) ;
  • Des événements historiques marquants.

Tant que tu cites précisément les œuvres (le titre, le nom de l’auteur, si c'est nécessaire l’époque) et que tu réussis à les rattacher au sujet, tu n’es pas du tout obligé de citer des philosophes dans toutes les sous-parties.

 

concentration lycéen problématique philosophie

B. Dans une explication de texte

Trouver la problématique

 

Pour une explication de texte, la problématique sert à mettre en évidence le problème posé par l’auteur dans le texte.

Dès ta première lecture, repère les thèmes principaux du texte. Ce sera souvent deux notions que tu as vues au programme, donc il faut que tu repères l’originalité de l’approche du philosophe par rapport à d’autres manières de penser:
Quel est le lien qu’il instaure entre ces deux notions?
En quoi cela renouvelle-t-il l’approche que l’on a de cette notion?
Quels sont les implications de cette approche?

Construire le plan

Pour le plan, il te suffit de découper le texte en deux ou en trois parties correspondant aux différentes étapes de la réflexion de l’auteur:

  • Une thèse ou une définition ;
  • Un exemple ;
  • Une réfutation ou un argument ad hominem ;
  • Une déduction ou une conclusion.

Dans chaque partie, il faut expliquer la démarche philosophique de l’auteur. Il faut donc repérer les notions, essayer de comprendre quel usage en fait l’auteur et ce qui fait la spécificité de son approche. N’hésite pas à appuyer ton explication avec des exemples qui t’aideront à approfondir la démarche de l’auteur.
Attention, on ne te demande pas de faire de la paraphrase (réécrire avec d’autres mots ce que dit l’auteur), mais d’expliquer sa démarche. Pour ce, il faut déduire et expliquer la manière de réfléchir de l’auteur dans le texte par rapport à un autre philosophe ou par rapport à l’opinion commune.

 

En conclusion, pas d'affolement ! Avec de la méthode et des connaissances suffisantes, la philosophie n'est plus un coup de chance et tu peux facilement avoir de bonnes notes ! L'important c'est de garder en tête des bonnes pratiques et d'être rigoureux dans l'élaboration de ta problématique et de ton plan.

Se préparer à l’oral du Brevet 2020

oral du brevet préparation et entraînement

Depuis 2017, l’obtention du Diplôme National du Brevet (DNB) implique une épreuve orale appelée « soutenance de projet ». Cette épreuve compte pour 100 points sur les 800 points totaux, soit autant que le français ou les mathématiques . C’est donc une épreuve à ne pas négliger.
Si tu n’as pas trouvé assez d’infos dans les annales du brevet des collèges et que tes épreuves de brevet blanc ne t’ont pas suffi, pas d’inquiétude ! On te dit tout ici.

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1. L’oral du Brevet 2020, en quoi ça consiste ?

Le déroulement de la soutenance

L’épreuve consiste à présenter à l’oral un projet réalisé tout au long de l’année de 3ème, accompagné d’un diaporama de type PowerPoint. Le jury se compose de deux professeurs minimum, qui attribuent à l’élève une note sur 100 points : 50 points pour la qualité de l’expression orale et 50 points pour la maîtrise du sujet présenté.

L’épreuve se déroule en deux étapes :

  • l’exposé : tu présentes ton sujet et ta démarche de travail ;
  • l’entretien : les examinateurs te posent des questions, auxquelles tu devras répondre de manière claire, précise et concise.

Pour les élèves qui réalisent leur projet seuls, l’épreuve individuelle dure 15 minutes, soit 5 minutes d’exposé et 10 minutes d’entretien.
Pour ceux qui réalisent leur projet en groupe (3 personnes maximum), l’épreuve est collective et dure 25 minutes au total : 10 minutes d’exposé et 15 minutes d’entretien. Chaque élève est cependant noté de manière individuelle.

Choisir le sujet de ton exposé

Depuis 2018, l’oral du brevet peut porter sur plusieurs types d’enseignement. Tu as le choix entre 4 :

L’un des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) dispensés au collège :

  • corps, santé, bien-être, sécurité
  • culture et création artistiques
  • transition écologique et développement durable
  • information, communication et citoyenneté
  • langues et culture de l’Antiquité
  • langues et cultures étrangères / régionales
  • monde économique et professionnel
  • sciences, technologie et société.

Même si tu réalises plusieurs projets d’EPI au cours de l’année, tu n’en choisiras qu’un seul à présenter pour l’oral du brevet.

L’un des parcours éducatifs :

il s’agit d’un cursus progressif intégré aux différents enseignements obligatoires, qui permet de mobiliser de nouvelles compétences grâce à des projets interdisciplinaires. Il existe actuellement quatre parcours que tu peux présenter :

  • avenir
  • citoyen
  • éducation artistique et culturelle
  • éducatif de santé.

L’histoire des arts

qui fait partie des enseignements obligatoires depuis 2008, et pour laquelle tu devras choisir une oeuvre et la présenter.

Un projet extra-scolaire

peut aussi avoir été mené à bien, auquel cas tu pourras soutenir un oral de :

  • stage en entreprise
  • engagement associatif
  • engagement dans un club

Si tu choisis le projet extra-scolaire, il faudra que tu présente le projet et ce qu’il t’a apporté (c’est, par exemple, l’équivalent de ton rapport de stage à l’oral, si tu choisis de présenter un stage).

2. Comment présenter son sujet d’oral du Brevet ?

L’éxposé

L’objectif général de l’oral du brevet est de présenter un exposé construit sur un sujet que tu auras choisi. Il vaut donc mieux choisir un sujet qui t’intéresse et dont tu ne risques pas de te lasser rapidement.
Pour être cohérent et structuré, il n’y a qu’une seule méthode : diviser l’exposé en plusieurs parties.

Voici deux exemples de plan en deux ou trois parties, à partir desquels tu pourras construire ta présentation :

 

Pour les EPI et parcours éducatifs

Introduction – 30 secondes

Se présenter rapidement : prénom et nom, classe. Présenter le thème de travail auquel appartient le sujet choisi.

Première partie – 30 secondes

Expliquer comment on a été amené à étudier l’œuvre en question puis la rattacher au thème général du cours.

Deuxième partie – 2 minutes

Présenter les figures (personnes ou personnages) principales liées au sujet et analyser les principaux enjeux du thème traité, c’est-à-dire les questions qu’il soulève, et expliquer pourquoi son étude est importante aujourd’hui.

Conclusion

Justifier le choix du sujet.

Pour les enseignements liés à l’art

Introduction – 30 secondes

Se présenter rapidement : prénom et nom, classe. Présenter l’œuvre étudiée : titre, type de support, année de publication, présentation de l’artiste et contexte de réalisation, place dans le reste de l’œuvre de l’artiste.

Première partie – 30 secondes

Expliquer comment on a été amené à étudier l’œuvre en question puis la rattacher au thème général du cours.

Deuxième partie – 2 minutes

Décrire l’œuvre : couleurs, perspective, plans, mise en scène, construction, etc.

Troisième partie – 2 minutes

Analyser l’œuvre : quel message l’artiste a-t-il voulu transmettre, que dit l’œuvre sur lui ?

Conclusion

Dresser rapidement le bilan de l’exposé et terminer en justifiant le choix du sujet (pourquoi on a choisi de travailler sur ce sujet et pas sur un autre).

Pour les projets extra-scolaires

Introduction – 30 secondes

Se présenter rapidement : prénom et nom, classe. Présenter l’entreprise, l’association ou le club : son nom, son secteur d’activité et l’adresse du lieu.

Première partie – 1 minute 30

Détailler les activités de l’établissement ainsi que sa taille (nombre de personnes qui y travaillent, par exemple) et son organisation (qui dirige, qui est en charge de quelles activités).

Deuxième partie – 2 minutes

Présenter les activités effectuées personnellement dans l’établissement, en étant précis et concret.

Conclusion

Résumer ce que le stage t’a apporté : points positifs et négatifs, en quoi cette expérience a été utile ou non pour une éventuelle orientation professionnelle.

travailler l'oral du brevet 2020

Le diaporama

L’oral du brevet est destiné à montrer, non seulement que tu es capable de mener à bien un projet, mais aussi que tu peux en faire une présentation personnelle et ainsi captiver l’attention des examinateurs.

Pour ce faire, il est toujours bon de s’appuyer sur un diaporama (de type PowerPoint), qui présente plusieurs avantages : il servira de « pense-bête » si tu oublies un élément dans l’exposé et il prouvera aux examinateurs que tu maîtrises aussi des outils informatiques.

Cela dit, le support visuel n’est qu’un accompagnement et ne doit pas remplacer la présentation orale. C’est pourquoi ton PowerPoint doit être à la fois clair, uniforme et pas trop long, pour pouvoir être consulté rapidement et éviter que les examinateurs ne s’attardent trop dessus et oublient de juger ton niveau d’expression orale. Voici quelques conseils pour t’aider à élaborer ton support visuel :

  • créer 10 diapositives maximum ;
  • présenter un contenu aéré, sans trop d’informations sur la même diapositive ;
  • éviter les couleurs trop vives et en trop grande quantité ;
  • ne pas multiplier les polices ;
  • ne pas écrire tout ce que tu prévois de dire à l’oral mais choisir plutôt des mots-clés ;
  • ne pas multiplier les animations ;
  • mettre en valeur (grossissement, gras, majuscules, soulignement, etc.) les éléments que tu estimes les plus importants (mot, image, photo, schéma, etc.)

3. Comment préparer l’entretien ?

L’entretien, qui suit l’exposé et dure 10 ou 15 minutes, consiste à répondre aux questions des examinateurs.

Ces questions peuvent viser à évaluer ton niveau de connaissance général sur le sujet : il s’agira alors de travailler avant la soutenance pour réfléchir aux questions qui pourraient t’être posées et de préparer les réponses qui correspondent. Tu pourras consulter ta fiche durant l’oral.

Mais les questions peuvent aussi te concerner directement, par exemple si l’examinateur a envie de mieux comprendre ce qui t’a poussé à choisir ton sujet. Dans ce cas, pas besoin de préparer une feuille de réponses, puisqu’il s’agit de parler de ton vécu personnel et pas de connaissances. Cependant, il est tout de même bon de réfléchir, avant la soutenance, aux raisons qui t’ont motivées à travailler sur le sujet.

4. Conseils pratiques pour un oral du Brevet de chef

L’oral n’est pas toujours une partie de plaisir, surtout quand on n’a pas l’habitude d’effectuer des présentations de ce type. Il est donc nécessaire de s’entraîner pour gagner en aisance et surmonter son stress.

Quelques conseils pour te préparer

  • S’organiser et travailler à l’avance :

    cela permet de trouver un vocabulaire varié pour sa présentation et donc d’être plus à l’aise le jour de la soutenance. Les examinateurs distinguent très vite les élèves qui maîtrisent réellement leur sujet et ceux qui ne l’ont pas assez préparé. Plus tu travailleras et réviseras ton sujet, plus les idées et éléments de connaissance te viendront naturellement à l’esprit au moment de répondre aux questions. Enfin, il est fortement conseillé de relire tes notes la veille de l’oral afin de te remettre le cheminement de l’exposé en tête.

  • S’entraîner à présenter son exposé :

    pour te sentir à l’aise le jour de l’oral, il vaut mieux répéter ton exposé plusieurs fois. D’une part, tu pourras mieux constater s’il manque des éléments ou si tu penses qu’il faut reformuler certaines choses. D’autre part, tu pourras te chronométrer pour vérifier que tu ne dépasses pas le temps imparti (5 mn) ou que ta présentation n’est pas trop courte. Enfin, répéter devant d’autres personnes (tes parents , de la famille, des amis) te permettra d’obtenir des avis sur ton exposé et peut-être d’appliquer certains conseils venant de personnes extérieures.

  • Prendre la parole le plus possible, tout au long de l’année scolaire :

    il faut s’efforcer de s’exprimer devant sa classe. Que ce soit pour poser des questions ou pour répondre à celles des professeurs, c’est toujours un bon entraînement. La prise de parole apprend à dépasser sa timidité et à se sentir à l’aise et en confiance à l’oral.

Quelques conseils pour l’oral

  • Parler d’une voix assurée et posée :

    sans pour autant crier, il vaut toujours mieux parler de manière audible voire un peu plus fort que d’habitude, pour être sûr d’être entendu par son auditoire. De plus, une voix calme et posée est nécessaire à la compréhension des examinateurs. Enfin, il faut bien penser à baisser l’intonation de ta voix en fin de phrase.

  • Bien articuler :

    si tu as l’habitude de parler vite ou de ne pas articuler, il ne faut jamais oublier que les examinateurs apprécient une expression claire et qui ne nécessite pas qu’on lise sur les lèvres. Plus on articule, moins on est susceptible de parler trop vite et d’avaler des syllabes. Parler clairement permet aussi de faire illusion et de laisser penser à son examinateur qu’on contrôle parfaitement son stress, même si ce n’est pas toujours le cas.

  • Prendre le temps de respirer :

    il arrive souvent que, à cause du stress ou par peur de dépasser le temps imparti, on oublie de respirer. Cela peut paraître bête, mais il est bon de penser à reprendre ta respiration à la fin d’une phrase, à la fois pour bien oxygéner le cerveau (qui en a d’autant plus besoin durant un examen) et pour permettre au jury de prendre des notes.

  • Ne pas regarder tout le temps le diaporama qui sera projeté :

    la relation que tu crées avec ton jury est fondamentale pour qu’il t’écoute avec intérêt. Cela passe principalement par le regard : si tu regarde tes examinateurs plutôt que ton diaporama ou tes notes, ils seront attentifs et se sentiront concernés par ton exposé. Par ailleurs, plus tu es détaché de ton diaporama, puis ils voient que tu maîtrises ton sujet !

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Un dernier conseil

Quoi qu’il en soit, le plus important pendant une soutenance est de rester toi-même, de choisir un sujet qui te plaît vraiment et de montrer à l’oral pourquoi il t’a plu. C’est sans doute ce que les examinateurs apprécieront le plus : la motivation !
Au travail, bon courage et n’oublie pas qu’Alveus
est toujours là si tu as besoin de soutien !