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5 étapes pour réussir son Grand Oral

5 étapes pour réussir ton grand oral

Tu as peur du Grand Oral ? Alors oui, comme son nom l’indique, c’est une grande épreuve du bac. Mais tu vas voir, ce n’est pas si difficile !
Aussi bien pour la voie technologique que générale, il s’agit de préparer deux oraux problématisés (c’est-à-dire, construits autour d’une question), sur les spécialités de Terminal. Le sujet peut concerner un ou deux spécialités en même temps. Après une présentation de 10 minutes sur l’un des deux sujets choisis par le jury, se déroule 10 minutes d’échange 10 minutes avec ce jury.

Insurmontable cette prise de parole en public ? Pas du tout ! Suis les étapes ci-dessous pour mettre toutes les chances de ton côté.

1.Trouve un sujet qui te plaît

Tu vas passer de nombreuses heures à travailler sur tes présentations, alors autant que ce soit du temps passé sur un sujet qui t’intéresse ! Le cadre du sujet est assez souple, voilà les  attendus de l’examen1 :
– maîtriser la prise de parole en public,
– savoir argumenter et illustrer dans un esprit critique,
– faire des liens avec ses connaissances scolaires,

Ce dernier point signifie que ton sujet n’est pas obligatoirement dans ton programme scolaire. Il faut simplement qu’il traite de la spécialité et que tu puisses faire un lien avec le programme. Par exemple le sujet « Comment les statistiques aident au traitement des cancers ? » a recours aux maths et à la SVT, la question du traitement du cancer n’est pas abordée dans le programme, mais on peut faire des liens.

Une fois que tu as un thème qui t’intéresse, tu vas réaliser des recherches pour le problématiser au mieux. Pour tes recherches en amont, fais attention à bien sélectionner des sources de qualité. Ta problématique une fois trouvée, construit un plan logique qui répond bien à ta question.

N’hésite pas à demander conseils autour de toi. C’est souvent en discutant avec d’autres de notre sujet, en expliquant pourquoi il nous intéresse, que nous arrivons à trouver ce qui nous questionne.

2. Répète et répète encore

"Peut importe si au début ça a l'air petit et nul"
Henri David Thoreau
Philosophe

Pratiquer c’est s’entraîner à présenter sa question et anticiper les questions des examinateurs. Pour ça, il ne faut pas hésiter à répéter devant une ou plusieurs personnes pour travailler son aisance en public. Tu trouveras facilement des stages proposés en juin pour préparer les épreuves du bac.

Le but n’est pas de faire du par cœur mais de savoir de quoi vous parlez et d’être capable de structurer avec clarté et conviction les points clés de l’oral. Faire, défaire et refaire rend meilleur et plus naturel : « Peu m’importe si au début ça a l’air petit et nul. », Henri David Thoreau.

Il faut également être à l’aise avec le support visuel de sa feuille A4, qui, attention, sert à mettre vos arguments en valeur et non à dire à votre place. En bref, il peut vous rassurer, mais pas vous remplacer. Au travail !

3. Demande des feedbacks

Le feedback n’est pas toujours facile à entendre parce qu’il demande de se remettre en question mais il est primordial pour progresser. Qu’il s’agisse d’un entraînement ou du Grand Oral en lui-même, tout retour, de l’entourage ou des examinateurs est à considérer. Partez du principe que les remarques qui sont remontées sont bienveillantes et constructives, il est donc dans votre intérêt de leur prêter attention. Par exemple, des idées qui vous paraissent claires dans votre tête ne le sont pas toujours autant quand vous les exprimez. Si une personne vous le notifie, c’est l’occasion de reformuler l’idée, de l’expliciter autrement. Sans compter que cette reformulation fera peut-être germer en vous d’autres points de vue qui renouvelleront la présentation.

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4. Aie confiance en toi

Avoir confiance c’est possible ! Ça passe entre autres par la préparation de l’oral. Plus vous aurez travaillé votre argumentation, moins vous aurez de doutes quant à la qualité de votre présentation. Une grande part du travail aura été achevée, il ne restera qu’à délivrer. L’oral fait plus de peur que de mal, il faut le « dédramatiser ». Pour cela, il peut être utile d’échanger avec des professeurs, des amis, des parents ou encore de se souvenir de ses réussites. Il existe aussi des exercices pour se détendre et apprendre à gérer son stress. Tu peux alterner grandes inspirations en gonflant l’abdomen et grandes expirations en le contractant, le tout les yeux fermés, ou encore, visualiser dans votre imagination le déroulement de l’oral avec plusieurs scénarios.

5. Intéragis avec le jury

Interagir avec le jury c’est essentiel. L’interaction permet de captiver l’attention du public, qui vous trouvera donc plus intéressant. Pour ce faire, il faut susciter la curiosité de l’auditoire, par exemple en l’interrogeant sur un fait étonnant : un chiffre clef, une citation, etc… En bref, l’interaction ne doit pas attendre les phases d’échange avec les examinateurs : elle doit ponctuer tout l’oral (sans non plus prendre trop de place), de manière à s’assurer de la bonne compréhension du jury. De plus, échanger avec les examinateurs permet souvent de se sentir plus à l’aise car vous n’êtes plus seul à parler et que le jury apparaît moins inaccessible.

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En juin, à l’approche de l’épreuve, tu trouveras sûrement au lycée ou dans d’autres structures des ateliers pour t’entraîner au Grand Oral. N’hésite pas à y aller, même regarder les autres cela peut t’aider.

Elsa, tutrice chez Alveus