Histoire-Géographie – Comment faire une bonne étude de documents ?

Alexis Sabin Le blog Alveus 0 Comments

Un exercice d’une heure valant huit points, voilà une épreuve du baccalauréat où il faut être efficace ! Heureusement Alveus pense à toi et te donne ses conseils pour optimiser au mieux ton temps et réussir ton épreuve d’analyse de documents.

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L’analyse de documents : qu’est-ce que c’est ?

Cette épreuve consiste à analyser un ou plusieurs documents. Le but est de dégager l’intérêt des documents par rapport à la consigne qui y est rattachée.
L’écueil serait d’isoler ces documents de leur contexte (et donc des connaissances acquises en cours), ou au contraire de voir en eux un prétexte pour réciter un cours appris par coeur.
Aucun barème officiel n’est indiqué au correcteur qui évalue l’ensemble d’une copie (comprenant la dissertation et cette analyse de documents). Mais de manière générale, on considère que cet exercice est évalué sur huit points. De même, le candidat gère sans contrainte les 4h de l’épreuve d’Histoire-Géographie, bien qu’il soit conseillé de ne consacrer qu’une heure à l’exercice d’analyse de documents.
Cette exercice est donc très important. Il faut être efficace et maximiser au mieux son temps.

Comment organiser son temps ?

L’étude du sujet (5 min)

Chaque étude de documents possède sa consigne propre qui orientera l’analyse. Il faut donc dans un premier temps repérer les termes importants de la consigne ainsi que les limites temporelles et spatiales qu’elle peut contenir.

La lecture des documents et la construction du plan (20 min)

L’analyse de la consigne permet d’avoir une lecture des documents plus efficaces. Pendant la lecture des documents, le candidat repère les éléments qui lui permettront de répondre à la question posée.
Il ordonne ensuite ces éléments de manière à construire un plan de réponse. C’est le moment d’intégrer les citations importantes et les connaissances qui permettent d’éclairer les allusions du ou des documents.

La rédaction de la copie (30 min)
PRESENTATION DE LA COPIE

Tout correcteur apprécie les copies aérées !

Il attend un paragraphe par partie et un saut de lignes entre chaque partie. Une bonne copie est une copie dont on reconnaît le plan sans avoir besoin de la lire.
Enfin, les phrases courtes et l’utilisation du présent sont à privilégier (le futur et les temps du passé sont à éviter car ils alourdissent la rédaction).
Et surtout, surtout, proscrire toute utilisation d’expression creuse telle que « cette période est une période de transition… »

Introduction

L’introduction consiste simplement à présenter chaque document (nature, date, lieu, pour qui, de qui…) et à montrer leur intérêt pour traiter la consigne (en quoi sont-ils pertinents, utiles ?)

Développement

Un développement doit contenir deux à quatre parties. Une partie correspond à une idée clé pour la réponse à la consigne avec des exemples tirés des documents.
Chaque partie débute par une petite introduction présentant l’idée phare de la partie et la manière dont elle sera traitée.
Elle s’achève par une transition qui conclut le paragraphe et annonce la partie suivante.

Conclusion

La conclusion doit être courte et répondre efficacement à la consigne. Ce n’est pas un simple résumé des idées énoncées lors du développement mais un paragraphe qui souligne la portée de chaque document étudié (les questions qu’il soulève, l’éclairage qu’il apporte au sujet auquel il est rattaché).

La relecture de la copie (5 min)

La relecture est indispensable dans tout exercice de rédaction, quelle que soit la matière. Ces cinq minutes de relecture permettent de vérifier que la copie est agréable à lire au niveau de l’écriture et du style, et de corriger les fautes d’orthographe et d’inattention !

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Les principaux types de documents

Chaque document est à analyser en fonction de sa nature. Pour savoir sous quel regard critique l’aborder, il y a trois questions fondamentales à se poser :

  • Quel est l’objectif de l’auteur ? Veut-il convaincre son public, décrire une situation, critiquer un événement, défendre un point de vue, témoigner, informer, se moquer…

  • Quel est le public visé ? La population d’un pays, un auditoire particulier ou un cercle privé…

  • De quand date le document ? Contemporain ou postérieur à la période qu’il évoque…

Ces questions sont indispensables pour mener une analyse pertinente adaptée au document étudié.
Vous trouverez ci-dessous une liste non-exhaustive des documents qu’il est possible de rencontrer, le but visé par leur auteur et la lecture critique qu’il faut en avoir.

Objectif : convaincre, exposer un point de vue ou un engagement personnel.
Lecture critique : l’auteur voulant remporter l’adhésion du public, aucun choix de mot ou de référence n’est laissé au hasard. Il faut garder en tête que le document n’est pas neutre mais orienté.

Objectif : texte à valeur juridique ou institutionnelle à usage national ou international. destiné à être connu de tous.
Lecture critique : rechercher les intentions implicites et explicites et confronter ces intentions avec leurs applications concrètes

Objectif : décrire, présenter une réalité historique et/ou géographique.
Lecture critique : les légendes ne sont pas neutres. Il y a une volonté des auteurs de représenter les éléments d’une manière plutôt qu’une autre. Il faut donc rendre compte des choix faits par l’auteur.

Objectif : donner des informations quantitatives, témoigner d’une évolution, d’une différence, d’une répartition.
Lecture critique : être attentif à l’unité employée, les ordres de grandeur, repérer les grandes tendances avant de rentrer dans le détail.

Objectif : texte à destination privée, l’auteur réfléchit à ce qu’il vit et se livre en général avec franchise.
Lecture critique : réflexion à chaud, auteur énormément marqué par les enjeux de l’instant présent.

Objectif : informer, analyser une situation, exprimer une opinion.
Lecture critique : relate un événement d’actualité dans son contexte. L’exposition de la situation dépend des choix des journalistes et des attentes des lecteurs.

Objectif : récit sur des faits vécus antérieurement
Lecture critique : contrairement à la lettre ou au journal intime, les mémoires ne sont pas faites à chaud. L’auteur revient sur le passé et tente en général de justifier ses actions et ses choix.

Objectif : recherche de la polémique, exagération des faits, présentation d’une actualité sous forme humoristique.
Lecture critique : l’auteur déforme volontairement la réalité. Il faut chercher à trouver le but de cette déformation.

Objectif : témoigner d’un événement, représentation fidèle et instantanée de la réalité.
Lecture critique : mettre en avant la valeur symbolique de l’image, analyser le cadre et l’angle de vue choisis. Attention, il y a parfois de la mise en scène.

Objectif : valoriser une idée, un homme, un parti, un produit.
Lecture critique : analyser les moyens graphiques utilisés pour persuader (construction, couleur, slogan…)

Objectif : représenter librement un sujet, une idée, un événement.
Lecture critique : quel est l’intérêt de cette oeuvre pour comprendre une société à un moment donné ?

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